La Grange du Petit Paradis

 

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Vendredi 21 août 2009


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Aujourd'hui, Tourisme...
Venez découvrir cette magnifique région: Le Lot


Le Lot:
 
Ce département tire son nom d'une rivière. Créé à la Révolution Française le 4 mars 1790, à partir de la province du Quercy, il était alors plus étendu qu'aujourd'hui vers le sud, incluant notamment la vile de Montauban, mais fut amputé d'environ un quart de sa surface au moment de la création du département du Tarn-et-Graonne en 1808.

Le Lot fait partie aujourd'hui de la région Midi-Pyrénées. Il est limitrophe des départements de la Corrèze, du Cantal, de l'Aveyron, du Tarn et Garonne, du Lot et Garonne et de la Dordogne.

Sa population est de 169 531 hab. (2006) en progression.
Préfecture : Cahors (20 062 hab), Sous-Préfectures: Figeac (9 943 hab) et Gourdon (4 669 hab ).
Le Lot vit pour l'essentiel de l'activité touristique. Les grottes et gouffres y sont nombreux. On trouve par exemple la grotte du Pech-Merle à Cabrerets et le gouffre de Padirac.

Le sud-ouest du département est l'une des régions viticoles les plus anciennes de France.

Autoire, Loubressac, Saint-Cirq-Lapopie ainsi que Carennac ont été classés parmi les plus beaux villages de France. Rocamadour (1 million de visiteurs) est le deuxième site le plus visité de province après le mont Saint-Michel, troisième site le plus visité de France après la Tour Eiffel et le château de Versailles.

Créé en 1999, le Parc naturel régional des Causses du Quercy (175 717 hectares : 26 000 habitants) contribue à préserver le patrimoine local. 

Cahors:

Sa Prefecture, est lovée dans une large boucle du Lot, entourée sur trois côtés d'un cirque naturel de collines escarpées. Cahors est un site préservé, situé à 115km au nord de Toulouse, et à 219m d’altitude. Ses habitants sont des Cadurciens et Cadurciennes.
 
 
 
A l'origine Cahors est nommée Divona Cadurcorum : la ville divine des Cadurques.
C'était le nom, du temps des Celtes fixés là bien avant l'arrivée des Romains, d'une source réputée miraculeuse dont la résurgence, non loin du Pont Valentré.  La ville est devenue Cadurca puis « Cahors ».

À partir du 1er siècle, Cahors est une cité gallo-romaine opulente. 

Cahors a longtemps été disputée, et assiégée: du Romain Jules César ou du Franc Théodebert Ier au roi de Navarre Henri IV en passant par les prétentions anglaises de Richard Cœur de Lion, plus tard du Prince Noir.

Ainsi, la cité est incendiée en 571 par Théodebert Ier, roi d'Austrasie et petit-fils de Clovis. Elle est relevée de ses ruines par l'évêque Saint Didier. Mais la ville est à nouveau pillée par les Sarrasins en 732, puis par les Vikings et les Hongrois. De tout ce qui faisait sa splendeur dans l'antiquité, il ne reste que des ruines.

Au XIVe siècle Cahors bénéficie des largesses du pape Jean XXII, né Jacques Duèze en 1244, élu pape en 1316.  Mort à Avignon en 1334, il s'était beaucoup soucié de sa ville natale. Il construisit un palais, dont il reste encore quelques éléments. C'est lui qui fonde en 1331 l’université de Cahors, qui fut l'une des premières créées en France .

À l'époque médiévale, Cahors est une place financière de première importance dans l'Europe d'alors, où affluent les banquiers lombards.

Pendant la Guerre de Cent Ans, la ville passe pour un temps sous domination anglaise. Le 8 janvier 1362, elle doit se rendre au lieutenant du roi d'Angleterre, Chandos. Le 5 février 1369, les consuls de Cahors jurent de porter secours au roi de France Charles V.

À la Renaissance, Cahors demeure une ville artisanale et industrielle active.

En mai 1580, durant la septième guerre de religion, Henri de Navarre en fait le siège. Le capitaine Jean de Vezins refuse la reddition. Les assaillants font sauter la porte, puis prennent la ville après trois jours. Cette prise contribue au prestige du futur Henri IV, toujours au cœur des combats, il veille à éviter le pillage, empêche le massacre.

Au cours des siècles, Cahors perd de son lustre et de son prestige politique et culturel. Ainsi l'université qui était renommée du XIVème au XVIème siècle est fermée au XVIIe siècle.

La première moitié du XIXéme siècle voit l'apogée du transport de marchandises sur le Lot. Dans la seconde moitié du siècle, époque de grande prospérité agricole, l'arrivée du chemin de fer en 1869 permet de fournir de nouveaux débouchés à son vin, bu dans toutes les grandes cours d'Europe, et concurrence progressivement la voie d'eau.

Cette époque voit aussi la naissance à Cahors de Léon Gambetta, père de la Troisième République.
 


Curiosités à Cahors: 

A chaque coin de rue l'histoire est présente : Pont Valentré, cathédrale Saint-Etienne, maisons médiévales, portes sculptées du XVII°siècle, immeubles néo-classiques... 

 
1. Le Pont Valentré

Le pont Valentré est un ouvrage militaire du XIVe siècle terminé entre 1355 et 1378.
Long de 138 m, il comporte 6 arches principales gothiques, 3 tours carrées à trois étages et 2 châtelets. Celui de l'ouest a presque entièrement disparu. Quant au châtelet Est son caractère défensif est accentué par les modifications apportées au XIXe siècle. Chaque passage sous ces tours comportait deux vantaux et une herse. Les entrée du pont étaient défendues par des barbacanes, aujourd'hui disparues.

Il sera suffisamment dissuasif pour ne jamais être attaqué.




2. L' Hotel Roaldes

L'hôtel de la famille de Roaldès est une maison de ville située à Cahors. Elle est aussi appelée Maison Henri IV. Le roi Henri IV y aurait séjourné lors des Guerres de religion qui ont fait rage dans la région.

Cette maison a appartenu à Pierre Galaut entre 1477 et 1500. C'est donc à ce personnage, qu’il faudrait attribuer la construction de l'hôtel, devenu la propriété des Roaldès qu'en 1661, jusqu’en 1856, avant d'être vendu en 1880 à Valette-Laroussilhe qui ajouta un étage de comble sur la partie sud du bâtiment.
 
      


Au début du XXe siècle, avant 1912, l'hôtel a été racheté par un membre de la famille de Roaldès, dont un descendant en est aujourd'hui encore le propriétaire.

La famille de Roaldès qui vit toujours à Cahors, a compté au XVIe siècle, un juriste célèbre, François Roaldès, professeur à l'université de Cahors.

Les photographies les plus anciennes montrent que la partie sud du bâtiment ne présentait pas de comble ouvert avant la construction d'un étage supplémentaire par Valette, peu après 1880.

La première guerre mondiale fut la cause de l'interruption des travaux de restauration, qui ne reprirent qu'en 1931. On prévoit alors la restauration de la façade sud en pan-de-bois, la création d'un comble ouvert à la place du troisième étage, divers aménagements intérieurs...  




 

3. Cathédrale Saint Etienne 

Eglise forteresse d'allure austère, militaire, à la façade rajoutée entre 1316 et 1324 par Guillaume de Labroue, cousin de Jean XXII, qui renforce cette impression : lourde, ressemblant à la muraille d'un château. L'intérieur frappe par l'absence de transept.

Elle appartient au style à coupole du sud-ouest. Avec une façade fortifiée romane, dont le portail roman, réalisé entre 1140 et 1150, forme un avant-corps sur la façade nord.

Bien éclairée, elle se développe sur 20 m de large et quarante-quatre mètres de long. Deux puissantes coupoles sur pendentifs, de style byzantin, culminant à 32 mètres, reposent sur six forts piliers. Seule Sainte-Sophie de Constantinople dépasse l'amplitude de cette nef.


Une des coupoles est décorée de fresques du xive siècle, représentant la lapidation de saint Étienne et huit prophètes montés chacun sur un animal à la manière des dieux grecs ou hindous. Outre la fresque, de nombreux éléments de peinture médiévale ont été mis au jour sur les murs de l'édifice.
      

      

Le tympan, sculpté en 1135, il fut transféré au XIIIe siècle sur la façade nord.
Les sculptures, rappelent celles de Moissac, d'un style transitoire entre le roman et le gothique. Le thème en est l'ascension triomphale du Christ. 

La cathédrale comprend une nef unique (caractéristique qui sera reprise dans le gothique méridional), sans bas-côtés ni transept, à deux travées.

 

Un narthex très surélevé précède la nef. On y trouve une fresque du XIVe siècle consacrée au péché originel. Il est encadré par deux chapelles latérales.

Cette architecture à coupoles est originale, mais se retrouve néanmoins dans plusieurs édifices de la région, trait caractéristique de l'architecture religieuse entre les vallées du Lot et de la Dordogne. On en trouve d'autres exemples notamment à Souillac (Lot), ou Périgueux (Dordogne). Cette architecture pourrait tirer ses origines des constructions ancestrales de cabanes sur le causse du Quercy (sortes d'igloos en pierre). C'est cet héritage, plus que l'influence byzantine, qui expliquerait le choix de cette architecture à coupoles dans la région.

C'est à Cahors que ce type d'architecture a atteint ses plus grandes dimensions, avec des coupoles de 18 mètres de diamètre et dont la clef de voûte s'élève à 32 mètres. 


A bientôt, 

 

Par F&F Rénovation d'une grange
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